J'AGIS ICI...ET JE M'Y COLLE

Le projet

Un portrait éphémère de La Rochelle en transition en 600 collages. Une session en juin dans les quartiers et une session en septembre en centre ville. Deux ans de préparation.

Les acteurs

Tour d'horizon des structures et des personnes photographiées

Les collages

Des découpages aux décollages, la vie du projet



LE PROJET

 

« L’écologie c’est bien, c’est beau, mais c’est quoi en fait ? Ici on ne subit pas encore de façon très violente les conséquences du changement climatique, à part quelques épisodes de canicule... Avec la performance artistique J’agis ici et je m’y colle, l’idée est que les gens s’approprient la thématique, adhèrent à la démarche. On les y amène dans un état d’esprit positif. Est-ce que tout est foutu ? C’est une question angoissante face à laquelle le chef d’entreprise qui roule à vélo ou le jardinier peuvent se sentir seuls. Il s’agit de leur montrer que non ! C’est pourquoi il est important d’accentuer l’effet de groupe, de rassembler les forces. S’il y a bien un endroit où le faire c’est à La Rochelle ! » ( le mot du photographe, recueilli par Elisabeth Schwartz )

 

Historique

Trois ans ont passé entre la naissance de l'idée et sa concrétisation.

En juin 2018 s'achevait "J'habite ici" à Villeneuve les Salines.

Face à l'enthousiasme des habitants et des partenaires, sur un petit nuage, j'étais bien décidé à continuer sur ma lancée.

Bruno de Beaufort, le directeur du CNAREP Sur le Pont, m'avait abordé avec chaleur et s'était déclaré partant pour de futurs projets.

Très vite a germé l'idée d'un travail sur les acteurs locaux de l'écologie car je voulais depuis longtemps m'engager, sans savoir comment.

Il ne restait qu'à se lancer !

Durant l'hiver,  j'ai présenté l'idée à quelques services de la  ville et de la communauté d'agglomération et on peut dire que l'enthousiasme n'a pas été immédiatement au rendez-vous.

Situé à la frontière entre l'art et la communication, le concept ne rentrait dans aucune case. Découragement !

( Cet argument nous a d'ailleurs été resservi à plusieurs reprises lors des recherches de financements).

Il me fallait aussi tester l'idée auprès des acteurs eux-même.

Ce sont leurs réactions qui m'ont encouragé à continuer.

Pourtant j'ai très vite réalisé que me lancer seul dans l'entreprise était la garantie d'un rapide essoufflement.

Alors je me suis tourné vers les copains.

Hélène Danger et Hervé Aubin avaient créé deux ans auparavant l'association M², dans l'idée d'investir la ville avec des projets artistiques "au mètre carré".

C'était la structure idéale pour porter "J'agis ici, et je m'y colle" !

Cindy Coudrin, la compagne de Hervé, venait de lancer son agence "Tous à l'Ouest !" dédiée au portage administratif des artistes : "J'agis ici" devint naturellement son premier client.

C'est à ce moment que l'idée s'est vraiment transformée en projet.

Originellement prévu comme un collage en centre-ville de La Rochelle, "J'agis ici, et je m'y colle" a pris sa pleine dimension quand il fut décidé de l'étendre aux quartiers prioritaires de la ville. Il devenait alors un vrai vecteur de rassemblement et d'inclusion autour de la question écologique.

Puis 2020 est arrivé, remettant tout en question.

Alors que nous recevions les premiers financements ( Fondation Fiers de nos Quartiers, CdA, DRAC, Département ) les élections municipales imminentes retardaient tout engagement de la part de la Ville sur la prise en charge des impressions. Dans ces conditions, coller en juin dans les quartiers paraissait très compromis.

Malgré tout, j'avais commencé les rencontres et les prises de vue avec les acteurs dès le début de l'année.

150 portraits étaient réalisés lorsque l'épidémie du COVID19 a tout stoppé brutalement, à la mi-mars.

La parenthèse du confinement a confirmé les fragilités structurelles du projet et en a révélé de nouvelles, plus personnelles.

En mai, si l'annulation des fêtes de quartiers a sonné tout naturellement le report de l'évènement à 2021, il est presque certain, avec le recul, que cette décision aurait dû être prise.  Partis dans la précipitation, nous n'étions pas prêts !

Ce n'est qu'à la fin de l'automne 2020 que la mairie a confirmé la prise en charge des tirages. Le dernier feu vert attendu arrivait avec six mois de retard sur le calendrier originel !

Dès lors, les photos réalisées en 2020 me permettaient d'envisager plus sereinement le nouveau calendrier.  Pour couronner le tout, au mois d'avril, alors que les prises de vue avaient repris en début d'année, la Fondation Léa Nature nous annonçait que M², l'Amicale d'expressions artistiques était admise au club des bénéficiaires du 1% pour la planète.

Un coup de pouce final de la Mairie, en mai, nous a permis de boucler définitivement le budget.

A la mi-juin, le premier collage, à Villeneuve-les-Salines était inauguré par le spectacle d'Arnaud Ladjadj de la Compagnie Brasse-Brouillon.